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Murs végétaux : l’oxygène urbain

                          

 En extérieur, la végétalisation constitue un bon isolant phonique et thermique, protégeant les murs de l’ensoleillement l’été et de la pluie l’hiver grâce à la densité et à l’inclinaison des feuilles vers le bas. Dehors comme dedans, l’entretien est simple et peu contraignant, avec une consommation d’eau très modérée. En règle générale, les plantes absorbent et digèrent les pollutions atmosphériques comme le formaldéhyde, le monoxyde de carbone ou l’amoniaque, certaines étant plus « spécialisées » que d’autres ! Ainsi, pour ne citer qu’eux, le lierre et la fougère se montrent particulièrement efficaces contre le formaldéhyde, l’anthurium est « amoniaquivore » et le chlorophytum un redoutable adversaire du monoxyde de carbone.

Mais comment sont composées les coulisses du mur végétal ? En arrière-plan se cache un isolant étanche,  installé à quelques centimètres du mur d’appui pour le protéger de l’humidité et lui assurer une bonne aération. La culture hydroponique (c’est à dire sans terre) de plus en plus utilisée repose sur un support généralement en fibres textiles de type feutre qui servira de nid aux plantations et permettra aux racines se s’accrocher. Au sol, un bac muni d’une pompe d’arrosage achemine l’eau vers la partie supérieure du mur et la répartit sur toute la superficie de plantation avant de revenir à son point de départ pour repartir à nouveau vers le haut. Ce fonctionnement en boucle s’avère très économique et nécessite seulement l’adjonction de nutriments dans le bac à eau.

Les professionnels offrent le choix du sur-mesure ou des installations en kit. Mais dans tous les cas,  mieux vaut suivre leurs conseils dans le choix des végétaux pour s’assurer de la compatibilité des plantes entre elles. De nombreuses composition sont permises du mur façon jungle luxuriante au mur de plantes aromatiques ou potagères, en passant par celui rappelant tout simplement le confort d’un gazon moelleux !